La tour au col de LisVeliXe au colle del Lis 1319m le 23 mars 2015 Il suffit de suivre la Dora Riparia jusqu'à Villar Dora, petite ville proche de Turin et commencer à monter. Le col de lis permet le passage de la vallée de la Dora Riparia vers le Lanzo. C'est là, à Dora que je prépare VeliXe, habille le cycliste et ferme toutes les poches et portes. Cette petite route est fort fréquentée dans sa partie basse puis au fur et à mesure de l'élévation je trouve le calme dans la forêt, une magnifique hêtraie. Des pelotons de cyclistes s'entraînent en ce début de saison. Les villages se font rares, quelques maisons par ci par là puis j'arrive au sommet entièrement dans la neige où seul un ruban de bitume continue vers l'autre vallée. Mon compteur indique un dénivelé de 1000m La charge de la batterie est pile à 50% Je découvre une paysanne assise devant un étal de fromages et m'inquiéte de sa condition. Elle est ravie de discuter avec moi, si l'on veut, on fait plutôt des gestes. Les cyclistes semblent être les seuls touristes. Il fait froid, pas loin de zéro, la neige est abondante. Requinqué de quelques gourmandises et aussi par la gentillesse de la dame fromage, habillé chaudement je descends vers le Lanzo sur le VeliXe. C'est le nom de ma nouvelle petite reine. Ce matin je ne l'ai pas fatiguée en n'utilisant que l'assistance modérée. Je veux voir ce qu'elle a dans le ventre plus exactement dans la batterie. Je traverse deux villages assez quelconques et fait deux diverticules pour en visiter deux autres complètement enneigés, normal c'est l'ubac. Bertessemo le plus joli est sous la neige. On se croirait en janvier. Le col San Giovanni ralentit ma descente. À Molard vers 850m j'aperçois Viu. je fais demi tour, une photo de la vallée toute proche, quelques couches en moins, c'est mieux pour remonter et c'est parti pour le retour. Je rencontre un cycliste, un vrai c'est le seul que je verrai de ce côté. Je surveille le niveau de ma batterie et selon mes calculs je dois retrouver le col de Lis avec une réserve suffisante. La fromagère attend toujours le chaland. Je choisis le fromage local pour mes invités du soir. La tour des partisans se dresse fièrement. Juste à côté un bel établissement bar hôtel est ouvert. Personne de chez personne. La lumière est éteinte je crains la fermeture, non probablement un signe d'économie tout simplement. Dommage je ne peux pas avoir de pâtes, une bonne assiette eut été la bienvenue à cette heure du repas. Le grand café italien me paraît encore meilleur et pour une patte seulement, j'ai presque honte et me fends d'un pourboire.

Un nuage gris ravive l'air frais. Cette fois pour la longue descente je m'habille en scaphandrier et profite de la gravité, me grise de vitesse, un peu seulement. Je ne peux résister à la visite d'un Guisepe ou autre Joseph sur un sommet proche. Je voudrais mettre la batterie sur les genoux et n'y arrive pas. J'arrête ces remontées et file vers la Dora car sinon c'est moi qui sera bientôt sur les genoux. Dénivelé 1600m en 2h30 de vélo et 3h30 au total avec 55km Ma batterie indique 11% La charge complète demandera 6h.